DOPE : geek, drog and hip-hop

L’ambiance était à la fête à la Quinzaine des Réalisateurs lors de la projection de Dope, dernier film de Rick Famuyiwa. Un film drôle et humaniste qui réussit à réunir des geeks et du hip-hop 90’s dans un même cadre.

Pitch : Malcolm, Diggy et Jibs sont trois amis geeks et vivent dans le quartier chaud d’Inglewood, à Los Angeles. Leur quotidien est rythmé par le lycée, la préparation de leur entrée à l’université, et la musique hip-hop des années 90, qui a inspiré leur style vestimentaire vintage. Lors d’une soirée underground organisée par un dealer de la haute sphère hors-la-loi, le destin de Malcolm et ses amis bascule.

dope

Le film brille par son esthétique lisse et harmonieuse, qui met en valeur la passion des trois personnages pour les années 90. Salopettes, casquettes et baskets dernier cri, les trois personnages incarnent une époque et un glamour vintage sans pareil. Dans le rôle de la belle, Zoé Kravitz nous envoûte telle Méduse, avec ses longs cheveux tressés. Le film rappelle les styles de Quentin Tarantino et Quentin Dupieux, d’une part dans la manière de présenter une fresque des États-Unis par un format scope et une mise en scène millimétrée, ainsi qu’à travers un traitement second degré de la narration, qui empêche le classement générique du film (entre comédie, film de gangster et comédie romantique). La bande originale, composée par Pharrell Williams, donne un rythme et une unité aux séquences, presque à la manière d’un clip, ce qui n’est pas désagréable car cela apporte humour et légèreté. Mais la prise de drogue par certains personnages déclenche principalement l’humour et le second degré, ce qui donne lieu à une scène de cinéma mémorable… Je n’en dis pas plus.

zoe kravitz

L’esthétique classique et épurée, ainsi que le second degré narratif, servent un discours universel (littéralement prononcé pendant le film), à travers lequel le réalisateur appelle au respect et à l’abandon d’une catégorisation des individus. Malcolm est caractérisé par la profondeur de sa personnalité et sa capacité à s’adapter dans n’importe quelle situation. Il n’y a plus de découpage classique dans lequel on trouve un personnage geek mal dans sa peau, un musicien talentueux à la recherche du succès, et un dealer qui veut s’intégrer au marché. Malcolm est tout ça à la fois, il est une figure moderne et multi-faces de l’état de l’Amérique et du rêve américain.

L'équipe du film à La Quinzaine des réalisateurs 2015
L’équipe du film à La Quinzaine des réalisateurs 2015
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