STAR WARS VII : Back to classics

Je pense qu’il est inutile de faire les présentations avec le 7ème opus de la saga mythique qu’est devenu Star Wars. Mythique car elle a accompagné des générations de fans, et qu’elle a prouvé sa valeur en se renouvellement, deux fois déjà.

Star Wars VII

Histoires de famille

Ce nouvel épisode, tant attendu, se déroule 30 ans après la fin du sixième. Débarrassée de la menace Vador, la galaxie fait face à une nouvelle force obscure incarnée par Kylo Ren (Adam Driver), étrange ado attardé hanté par un complexe de personnalité similaire à celui d’Anakin Skywalker, lors de ses débuts schizophrènes. J’en ris, mais cela n’enlève rien à la valeur symbolique forte que livre la saga depuis son premier épisode. Star Wars n’est rien d’autre qu’une épopée familiale, une quête de soi à travers le démêlage de secrets familiaux et l’apaisement de traumatismes de l’enfance. C’est l’histoire éternelle du voyage initiatique que nous faisons tous, tiraillés entre nos origines et notre singularité. Ce nouvel épisode épouse la tradition, ouvrant un chapitre consacré à la nouvelle génération de jedi et pilotes intergalactiques, tous hantés par les méandres du passé.

On prend plaisir à retrouver les visages familiers (métalliques et humains) et les objets mythiques d’une autre ère, traces du passage du temps. Comme le dit Harrison Ford lors de son entrée : « We are home ». L’histoire familiale n’est pas seulement celle des personnages, mais celle du film avec ses spectateurs. Ce sont les retrouvailles tant attendu d’un public avec un univers qui lui est cher. Et pour se renouveler et laisser place à une nouvelle génération de héros et de spectateurs, les vieux sages devront laisser leur place…

Star Wars VII

Place aux jeunes

L’idée brillante de ce nouvel opus, c’est l’introduction du personnage de Finn (John Boyega, irrésistible et convaincant). Enlevé à la naissance pour devenir soldat au service de l’Empire, le jeune homme fait un burn-out, anéanti par les horreurs dont il a été témoin, et trouve le moyen de fuir ses fonctions de Stormtrooper. Il prend ainsi la place de Han Solo, comme acteur externe de la résolution des problèmes familiaux. Ingénieuse idée que de retirer le masque de l’un des nombreux soldats, déshumanisés lors des six premiers épisodes, pour lui donner une véritable identité. Ce nouvel angle narratif donne tout son sens au renouvellement de la saga. Le jeune homme tombe rapidement sous le charme de Rey (Daisy Ridley), pilote intrépide à la frimousse délicate, qui semble être le nouvel espoir de la Force. Si Star Wars peut être applaudi pour une chose encore, c’est le pouvoir qu’il donne aux femmes, très modernes dans leur manière d’agir pour la paix tout étant garantes des traditions.

Star Wars VII

Le bruit et l’attente valait le coup, et J. J. Abrams a réussi son pari, proposant une nouvelle exploration galactique intéressante tout en conservant la recette du mythe.

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