L’HISTOIRE DU GÉANT TIMIDE : conte de gentillesse

Non, il n’y a pas que The Revenant et Pattaya cette semaine au cinéma… Le réalisateur islandais Dagur Kari (The Good Heart) est de retour au cinéma après 6 ans d’absence, avec L’histoire d’un géant timide, un conte poétique à ne pas manquer !

l'histoire du géant timide

Pitch : Fusi travaille à l’aéroport, collectionne les figurines de guerre et vit toujours chez sa mère. C’est un éternel adolescent, trop grand et bien solitaire, qui peine à se faire une place dans un monde trop étroit d’esprit pour lui…

« Si tout le monde était comme lui, le monde serait merveilleux ». Telle fût la phrase de Coppola à propos du personnage de Fusi, et utilisée pour la promotion du film. Car Fusi (titre original) raconte l’histoire d’un homme trop grand et trop gentil, perdu dans un monde sali par la perversion et le manque d’espoir. Fusi a appris à se contenter de peu et encaisser la brutalité des autres, car son physique et sa personnalité ne rentrent pas dans les normes dictées par la société moderne. Il tente alors de se faire aussi petit et discret qu’il le peut pour ne pas déranger l’ordre établi. Quelle connerie… Pourquoi le fait d’écouter du heavy metal et de représenter des batailles de la Seconde guerre Mondiale sur un plateau serait moins cool que de se bourrer la gueule devant des filles à moitié nues ? Bon, je l’avoue, la réponse est dans la question… Ha ha ! Mais quelle fille ne craquerait pas pour un homme qui lui tient compagnie alors qu’elle est enfermée dans un placard en pleine dépression, et qui lui dédicace sa chanson mielleuse préférée à la radio, quitte à se griller auprès de son présentateur fétiche. Certes, les femmes craquent toujours pour les bad boys superficiels en premier, mais face à Fusi, il y a de la concurrence, moi je vous le dis !

l'histoire du géant timide

Mais le pauvre est persécuté dans sa différence, il est le bouc-émissaire de ses collègues, l’épaule indispensable de sa mère, le protecteur de ces dames, et l’ami des enfants. En bref, un Christ, bien en chair soit, mais c’est le minimum pour porter toute la misère du monde. Ce portrait de gentillesse est un prétexte pour dépeindre un monde perdu, vide d’espoir et de reconnaissance. Un monde où rien n’est donné gratuitement, où il faut sans cesse payer un dû. Dans cet univers, la gentillesse n’est pas admise, et l’ami des enfant est pris pour un pédophile, le gentleman pour un puceau ou un homosexuel. Le film raconte l’histoire d’un combat éternel, celui du Bien contre Mal, d’un gentil face à dix méchants, qu’il vaincra avec une grande sagesse.

(Visuels © ARP Sélection)

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