Manifeste du gynécée

Bienvenue dans le gynécée*, une rubrique dédiée aux travers et joies du féminin !

TRAVAILLEZ !
À notre époque, avec toutes ces femmes aux seins nus qui revendiquent leurs droits, et les gros porcs à tignasse jaunie qui tentent de les arrêter, on ne sait plus où donner de la tête avec l’enjeu féministe. Entre les idées reçues d’un retour à la forêt amazonienne sous les aisselles, d’émasculation et autres rites joyeusement morbides, et la réalité politique et sociale de la place des femmes, une réelle question se pose autour de ce terme « féministe ».
Comme le dit mon adorée Ali Wong, comique américaine, si les féministes avaient su la fermer, on serait pénardes chez nous, à se faire les ongles en regardant des soaps toute la journée. Franchement, qui a encore envie de bosser ? Qui a envie de participer au concours testiculaire que nous impose le travail ? Où est le plaisir, la créativité, l’épanouissement ? Le travail est comme une mère au foyer qui ne prend pas la pilule pour des raisons idéologiques, il est débordé par tout ce monde qui dévalent les pentes de la vie des rêves pleins la tête mais qu’il faut recadrer, à qui il faut indiquer une voie toute tracer pour éviter le chaos.

cocacolapinup

JOUISSEZ !
En fait, au départ, le féminisme n’a pas permis aux femmes de travailler. Il s’est rendu indispensable dans la libération sexuelle des femmes. Ce qui entraîna de nombreuses séparations et divorces et, logiquement, les femmes ont dû trouver le moyen de subvenir à leurs besoins elles-mêmes. Après sont venues les questions liées au travail, à une quête d’égalité sociale avec les hommes. Avant ça, il fallait quitter le lit conjugal qui commençait à devenir bien poussiéreux. Faut pas croire qu’elles voulaient se taper les patrons pervers et les heures de pointe, que nenni. Elles voulaient jouir ! Fini le tripe bovarien à rêver sa vie dans des romans (écrits par des hommes). Fini de jouer la poupée bien élevée à passer sa vie à écouter papa, maman, le bon mari, les bons enfants. Ras le bol. Evidemment, la liberté se gagne et se mérite. Donc il faut travailler. L’argent n’est pas qu’une question de pouvoir, mais de liberté. Enfin, pour ma part, le féminisme est le garant du choix de chaque femme de vivre comme elle le désire, au même titre que les hommes. Il n’est pas question d’obliger les femmes à travailler et avoir une indépendance financière, parce qu’on porte un jugement morale sur leur mode de vie. Il s’agit d’avoir le choix. Le droit de travailler, ou de ne pas travailler. De coucher, ou ne pas coucher. De faire des tartes ou les acheter chez Picard. Le choix !

Brigitte Bardot

VOTEZ !
Forcément, ça bouscule les habitudes. J’en parle comme si ça venait de sortir, mais ça vient de sortir ! Les femmes françaises ont le droit de vote depuis à peine 70 ans, alors que les hommes tapotent la boîte à idée depuis plus de 200 ans ! Bonnes qu’à faire la popote et se laisser baiser. Quand les femmes peuvent voter, s’agit plus de se laisser baiser au lit et en dehors. Jusqu’alors objectisées, reléguées aux fourneaux et aux langes, loin des discutions de grands, elles se réveillent, elles se révèlent, telles des fleurs au printemps. Le vote n’est pas une affaire de politique, c’est une affaire de liberté fondamentale.

droits vote femmes

ET LES HOMMES ?
Mais du coup, ça fait beaucoup à gérer du jour au lendemain quand même. Ça demande une réorganisation du partage des tâches, en commençant par le foyer, désormais détruit. On reproche aux féministes d’être hostiles envers les hommes, d’être castratrices. Evidemment qu’elles le sont, après tout ce qu’ils ont imposés ! Une bite coupée par-ci par-là, ça ne fait pas mal, et c’est la moindre des choses, non ? (Ceci est de l’humour). La vérité est que l’idéal féministe propose une égalité entre les sexes, pas une prise de pouvoir des femmes sur les hommes. On a besoin des hommes ! Pour poser des étagères et remplacer les ampoules, mais surtout parce qu’on les aime (enfin pour celles qui aiment les hommes, encore une fois, chacun ses choix). Oui, on les aime nos hommes. Nul doute que l’émancipation des femmes a perturbé le schéma traditionnel du couple, car chacun a révélé sa singularité et ses désirs. Le pouvoir que détenaient les hommes jusque-là ne les libérait pas plus que les femmes. Étriqués dans leurs conventions, tenus d’adopter une attitude viril, les hommes souffrent autant que les femmes faces aux diktats sociaux.

Monsieur propre

En fait, on peut dire que le féminisme est un peu comme le communisme, une société idéale caractérisée pour une égalité universelle, sauf que ça fonctionne. Avec l’émancipation des femmes vient celle des Hommes.

*Gynécée : appartement des femmes dans les maisons grecques et romaines.

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