SÉRIES : BIG LITTLE LIES

Mini-série créée par David E. Kelley, et réalisée par Jean Marc Vallée pour HBOBig Little Lies relève de la perfection sérielle dans sa manière de mettre en place un récit dramatique et d’aborder les problématiques du féminin et de l’intime.

HISTOIRE DE FILLES
Ça commence comme toutes les « histoires de filles », lorsqu’une nouvelle débarque et que ça met la pagaille. Des rivalités s’éveillent entre femmes, des mensonges et de la violence s’installent au sein des couples, tout le monde fait bonne figure et ça retombe sur les enfants. Big Little Lies commence, un peu comme Desperate Housewives, dans un univers très féminin où a lieu un meurtre. Mais ici, le mystère reste entier sur la victime et l’assassin. A la manière des Dix petits nègres, ils ont tous un mobile et une faiblesse qui les placent sur le banc des suspects. La série s’articule entre un temps présent, où on assiste à des bribes d’interrogatoires, et un temps passé, sur plusieurs semaines, qui précède le meurtre. C’est l’appréhension du drame qui tient en haleine les spectateurs durant les 7 épisodes. L’attente est insupportable, mais le final est majestueux, scellant l’histoire avec élégance et émotions.

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GIRLS POWER
Ce qui caractérise la série est la manière avec laquelle elle mêle le thriller aux thématiques féminines. La confrontation des personnages à des situations dramatiques met en avant leurs fragilités et leur intériorité avec une grande profondeur (on retrouve cela dans The Affair). La série raconte une forme de martyr au féminin, tout ce que les femmes vivent, ressentent, supportent, encaissent dans l’ombre. Elle touche à ce qui fait mal (le viol, les coups, l’infidélité), et aborde la violence avec un réalisme qui provoque un certain malaise chez les spectateurs. Tout s’articule entre l’intime et le collectif, le secret et les apparences, le féminin et le masculin. On est de l’autre côté du miroir, dans une déconstruction de la superficialité, terme auquel les femmes sont encore trop souvent associées. Pour incarner cela, le casting est parfait ! Shailene Woodley, Reese Witherspoon et Nicole Kidman (mais aussi Zoé Kravitz et Laura Dern) et n’ont jamais été aussi belles, profondes et inspirantes.

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Énigmatique, glamour et engagé, Big Little Lies aborde la question de la violence faite aux femmes avec réalisme et maturité. On est addict, on en veut encore !

(Visuels ©HBO)

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